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EASM

CISO : comment convaincre votre COMEX d’investir dans l’EASM

Le COMEX ne parle pas le même langage que la sécurité informatique. Pour obtenir un budget EASM, vous devez traduire le risque technique en impact business. Voici le plan argumentaire qui fonctionne.

Karim Benali
Karim Benali
10 février 20257 min
CISO : comment convaincre votre COMEX d’investir dans l’EASM

CISO : convaincre le COMEX d’investir dans l’EASM

L'un des défis les plus sous-estimés du CISO n'est pas technique — c'est politique. Obtenir le budget pour déployer une solution EASM nécessite de parler le langage des dirigeants : risque business, réputation, conformité et retour sur investissement.

Pourquoi le discours technique ne fonctionne pas

Dire à votre COMEX que vous avez « 847 vulnérabilités ouvertes sur votre périmètre externe » ne provoque pas de réaction. En revanche, dire que « votre infrastructure est visible depuis Internet comme si vous aviez laissé les portes de vos bureaux ouvertes la nuit » crée une image mentale.

Le COMEX raisonne en termes de :

  • Réputation et confiance client
  • Continuité d'activité
  • Responsabilité juridique et réglementaire
  • Coût d'un incident vs. coût de la prévention

Les 5 arguments qui fonctionnent

1. Le coût d'une cyberattaque dépasse largement le coût de la prévention

Le coût moyen d'une violation de données en Europe est de 4,5 millions d'euros (IBM Cost of a Data Breach 2024), sans compter les pertes d'exploitation. Une solution EASM coûte une fraction de ce montant.

Argument clé : « Pour le prix d'un seul incident, nous pouvons surveiller notre exposition externe pendant 10 ans. »

2. La conformité NIS2 et DORA est une obligation, pas une option

Depuis octobre 2024, NIS2 impose aux entreprises concernées de « gérer les risques liés à leurs chaînes d'approvisionnement numériques ». L'EASM est l'outil qui permet de démontrer cette maîtrise aux régulateurs.

Argument clé : « En cas de contrôle ANSSI, nous devons prouver que nous avons une visibilité sur notre surface d'attaque. Sans EASM, nous ne pouvons pas le démontrer. »

3. Vos concurrents investissent déjà

L'EASM est adopté par les entreprises du CAC 40, les grandes banques et les assureurs. Ne pas investir, c'est prendre du retard sur des pratiques qui deviennent la norme.

4. Un incident peut détruire des années de confiance client

Citez des exemples concrets : Change Healthcare (500M $ de pertes), MGM Resorts (100M $), Cléopâtre (pour les cas français). Dans chaque cas, le point d'entrée était un actif externe mal surveillé.

5. L'EASM réduit la charge des équipes sécurité

Pluttôt que de multiplier les outils et les processus manuels, l'EASM centralise la visibilité et automatise la priorisation. C'est un levier d'efficacité qui justifie l'investissement même sans incident.

La structure idéale pour votre présentation COMEX

Slide 1 : La situation actuelle (honest assessment)

« Voici ce qu'un attaquant voit de notre infrastructure en 5 minutes sur Internet. »

Montrez un screenshot de Shodan ou Censys avec vos actifs. L'impact visuel est immédiat.

Slide 2 : Le risque quantifié

Coût potentiel d'un incident × probabilité = exposition financière

Slide 3 : La solution proposée

Ce que fait Breach Atlas, en 3 points, sans jargon.

Slide 4 : Le ROI

Investissement vs. économie sur la détection, la réponse et les amendes potentielles.

Slide 5 : La roadmap

Déploiement en 30 jours, premières valeurs en 48h.

Les objections courantes et comment y répondre

« Nous avons déjà un firewall et un antivirus » Réponse : Ces outils protègent l'intérieur. L'EASM surveille ce que les attaquants voient de l'extérieur.

« Notre périmètre est déjà connu » Réponse : En moyenne, les entreprises ont 30 % d'actifs inconnus dans leur périmètre externe.

« Ce n'est pas le bon moment budgétaire » Réponse : Les cyberattaques n'attendent pas le bon moment budgétaire.

Conclusion

Convaincre le COMEX, c'est savoir traduire le risque technique en langage business. Utilisez les arguments ci-dessus, appuyez-vous sur des chiffres réels et montrez visuellement l'exposition actuelle. La question n'est pas « si » vous serez attaqué, mais « quand » — et si vous aurez les outils pour le détecter à temps.

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