Skip to content

Migration cloud et surface d’attaque : les erreurs à éviter

La migration cloud est la première cause d'expansion non contrôlée de la surface d'attaque externe. Buckets S3 ouverts, APIs exposées, actifs oubliés : voici les 8 erreurs les plus fréquentes et comment les éviter.

Sarah Mansouri
Sarah Mansouri
6 mars 20256 min
Migration cloud et surface d’attaque : les erreurs à éviter

Migration cloud : pourquoi votre surface d'attaque explose

La migration vers le cloud est une opportunité immense — mais aussi un risque sécurité considérable si elle n'est pas gérée correctement. En 2025, 72% des incidents cloud sont causés par des erreurs de configuration ou des actifs oubliés pendant la migration (Gartner).

Les 8 erreurs de migration cloud qui exposent votre organisation

Erreur 1 : Laisser des buckets S3 en accès public

C'est l'erreur la plus courante. Lors d'une migration, les équipes créent des buckets temporaires pour transférer des données et les laissent en accès public par défaut.

Correction : Scan automatique de tous les buckets S3/Azure Blob/GCS avec alertes sur les configurations publiques.

Erreur 2 : Exposer des interfaces d'administration cloud

Consoles AWS, portails Azure, tableaux de bord Kubernetes exposent des fonctionnalités d'administration puissantes. Laisser ces interfaces accessibles sur Internet sans restriction est critique.

Correction : Détection EASM des ports d'administration (8443, 9443, Kubernetes API 6443) exposés.

Erreur 3 : Oublier de décommissionner les anciens actifs

Pendant la migration, des serveurs on-premise sont progressivement remplacés. Certains restent actifs et accessibles longtemps après leur remplacement.

Erreur 4 : Créer des environnements de test permanents

Les migrations impliquent de nombreux environnements de test. Ces environnements échéant souvent à la fin de la migration, ils restent accessibles indéfiniment.

Erreur 5 : Configurer des Security Groups trop permissifs

Pour accélérer la migration, les équipes ouvrent des règles firewall larges (0.0.0.0/0) qu'elles oublient de restreindre après.

Erreur 6 : Exposer des bases de données directement

MySQL, PostgreSQL, MongoDB et Redis ne devraient jamais être directement accessibles sur Internet. Or, lors des migrations, des instances sont temporairement exposées pour faciliter les transferts.

Détection EASM : Scan des ports 3306, 5432, 27017, 6379 ouverts sur Internet.

Erreur 7 : Utiliser des clés d'API et tokens dans le code

Lors de la migration, des développeurs hardcodent des credentials dans des scripts de migration poussés sur GitHub.

Erreur 8 : Ignorer le modèle de responsabilité partagée

Le cloud ne signifie pas que le fournisseur sécurise tout. AWS/Azure/GCP sécurisent l'infrastructure, pas votre configuration.

Comment l'EASM surveille votre migration cloud

  1. Monitoring continu des nouvelles ressources cloud : toute nouvelle ressource créée avec une IP publique est détectée et évaluée
  2. Alertes sur les misconfigs : bucket public, port critique ouvert, base de données exposée
  3. Suivi des anciens actifs : détection des actifs qui ont disparu de l'inventaire (possiblement décommissionnés)

Conclusion

La migration cloud doit s'accompagner d'une surveillance EASM renforcée. La période de migration est la plus risquée : c'est quand le plus d'actifs sont créés, modifiés, et potentiellement oubliés.

Mots-clés : migration cloud surface attaque, erreurs sécurité migration cloud, buckets S3 ouverts risque, EASM cloud migration, sécurité cloud AWS Azure GCP